Lundi 18 Septembre :
Ultérieurement, une de nos connaissance nous a fourni l'adresse de l'Alliance Française justement basée à Bangalore ; il n'y a pas à hésiter.
Sur place, Mr le directeur nous reçoit, apparemment très fier d'accueillir des cuisiniers français.
La prise de contact est rapide, une simple explication du projet lui suffit à comprendre le pourquoi du comment. Résultat : adresses de restaurants, contacts sur place et conseils sur les produits.
Encore un grand merci à lui. L'après-midi, visite d'un jardin botanique mais sans grand intérêt.
21 h, le restaurant "Coconut", recommandé ce matin, nous fait table. Au menu, Idli, Samra, légumes au yahourt, riz à la coco et puri, le tout sur une feuille de banane ... et à volonté.
Mardi 19 Septembre :
Bangalore est la ville qui a eu la plus grande croissance économique au monde. Ainsi s'explique le nombre stupéfiant d'hôtels de luxe, et, en chercheurs de saveurs que nous sommes, nous partons aujourd'hui à leur rencontre.
Le Méridien est le premier sur notre liste, dommage qu'il n'est pas beaucoup de temps à nous accorder.
Ensuite, c'est au tour des cuisines du Taj West End, palace de la prestigieuse chaine The Leading Hotel of the world, de nous livrer ses secrets.
Entrevue immortalisée avec un chef et son second d'une extrême gentillesse qui ont poussé le sens de l'accueil jusqu'à nous inviter à déjeuner. Nous découvrons au cours de ce repas des préparations et produits inconnus jusqu'à présent, notamment la glace au sitaphal ainsi que le macis, la fleur de muscade.
A la sortie de table, un marché aux herbes nous fait les yeux doux.
Coriandre en pagaille, quelques feuilles aromatiques et des racines en tout genre ; une vision furtive d'herbes à lapin.
Une certaine effervescence plane, toutes ces odeurs réunies en ce lieu (et pas les meilleures) nous font vite penser à ... Non, restons poli.
Vendredi 22 et Samedi 23 Septembre :
Nous entrons au Kerala, région de la pointe sud de l'Inde et plus précisément à Kottakkal.
Ce qui nous emmene ici peut paraître bizarre ; explication.
Il se pratique en Inde une médecine basée sur la nourriture pour le bien-être du corps du nom de "Ayurveda ".
Un hôpital spécialisé se situe à deux pas de notre hôtel et un rendez-vous est facilement fixé avec un docteur.
Celui-ci accepte généreusement de répondre à nos questions et dieu sait si il y en a : huiles, graisses, viandes, épices, températures ...
Nous sortons perplexes mais ces minutes furent instructives.
Notre travail ici est terminé, un petit tour de 150 Km en bus "suicide" et nous voilà sur notre prochaine étape.
Dimanche 24 et Lundi 25 Septembre :
Quoi de meilleur pour nous que de filer et de se baser dans la capitale des épices en Inde ! Cochin l'ai justement et bien plus encore.
En effet, cette ville est d'abord un port. On dit de celui-ci qu'il est un des plus beaux ports naturels du monde. Beaucoup de personnes nous ont conseillé de se nourrir de poissons et surtout de fruits de mer parait-il excellents.
Alors direction la criée et les restaurants sans plus attendre et vérifions tout ça.
Un peu plus tard, les entrepôts d'épices se dressent enfin devant nous sur plusieurs mètres, piments rouges en tête, Curcuma et autres Girofle et Cardamome pour suivre.
Un espoir de découverte surgit mais hélas sans grand résultat.
L'inconnu indien n'est plus, une bonne chose de faite ; nous repartons.
Mardi 26 et Mercredi 27 Septembre :
Un nouveau défi nous attend cette fois-ci à l'Ecole Hôtelière de Pondicherry, un état anciennement colonisé français mais avec quelques restes tout de même.
Au programme, présentation des sponsors avec un DVD à la clé, dégustation et une explication rapide du mouvement "jeune cuisine" en France.
Nous avons à peine le temps de déguster un "Potato Raita", un yahourt de pomme de terre, qu'il est déjà l'heure de partir.
Maintenant, direction Darjeeling avec un changement à Calcutta soit plus de 36 h de train auquel s'ajoute 21 h de bus.
No comment !
Samedi 30 Septembre :
04 a.m, nous n'avons pas dormi.
Il fait encore nuit, nous montons la longue route serpentée en 4x4 qui nous amène à Darjeeling.
Stupéfaits, les locaux sont déjà debouts : prières, footing, danses folkloriques, le Tibet est proche ; nous qui sommes épuisés avons du mal à comprendre la chose.
Les minutes passent, le soleil commence à étaler son voile mauve/orangé sur l'horizon, les nuages se dispersent et là tout se bouscule ; dans la voiture, c'est l'émerveillement.
Elle est là, somptueuse, la chaîne de l'Himalaya, une muraille d'une blancheur écarlate, avec en bonus un 8600 mètres dressé devant nous.
Combien de personnes aimeraient être à notre place, à contempler ce spectacle tout droit sorti d'un rêve. Certes, le toit du monde est loin mais tant pis, nous pouvons maintenant nous reposer tranquillement, notre vœu est exaucé.
A suivre ...
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