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Mardi 16 janvier 2007

Mardi 02 Janvier :

Après dix jours passés à explorer Shanghaï de long en large, nous décidons de rejoindre la cité de Chengdu, dans la région du Sichuan.

Les chinois sont de grands voyageurs et l'avion est aussi bon marché que le chemin de fer.

Alors, nous survolerons demain la Chine par les airs.

Mercredi 03 Janvier :

Nous ouvrons les yeux, il est 07h30 et notre avion décolle dans une heure ; nous n'avons pas entendu l'alarme de notre réveil à 6 h.

Il faut compter une heure de métro et une heure d'embarquement à l'aéroport, autant dire que nous ne partirons pas aujourd'hui de Shanghaï.

Le remboursement des billets d'avion et l'achat des tickets de train pour le lendemain furent au programme de ce satané jour de janvier 2007.

Jeudi 04 Janvier :

Départ tôt le matin pour Chengdu en train, soit 1800 km ; nos 2 h d'avion de la veille se transforment en 36 h de voyage avec les chinois.

Au moins, nous verrons du pays et la façon de voyager des locaux.

Vendredi 05 Janvier :

20h20, après avoir traversés la campagne chinoise durant presque deux jours, de légers flocons de neige marquent notre arrivé à Chengdu.

La cuisine sichuanaise est enfin à nous.

Samedi 06 Janvier :

Nous commençons notre expédition par la méthode traditionnelle, le marché de la ville.

Des légumes, encore un nombre impressionnant d'oranges, de la charcuterie fumée dont l'odeur nous rappelle la Suisse, des pièces de viande suspendues aux étalages, du tofu de toutes les couleurs et du poivre de sichuan bien sûr, un vert et un rouge.

Son parfum de citronelle est unique, sa saveur florale acidulée l'est tout autant mais à servir modérément tout de même.

Lundi 08 Janvier :

Nous avons pu voir le poivre de Sichuan dans des sacs au marché, maintenant, il va falloir penser à le savourer.

Pour cela, notre auberge de jeunesse nous a conseillé un restaurant le plus typique et spécialisé qui existe en plein centre-ville et en effet, nous n'avons pas été déçu.

Aubergines sautés, cou de canard mariné, crevettes et feuilles de thé frites, émincé de bœuf au céleri et soupe de tofu, le tout bien sûr cuisiné au poivre de Sichuan ; un repas excellent et plein de saveurs.

Seul ombre au tableau, du gras, toujours et encore du gras comme si ils ne pouvaient pas s'en passer.

Le Vietnam nous parait déjà bien loin avec sa cuisine légère.

Mercredi 10 Janvier :

Départ pour Pékin et cette fois-ci en avion.

Nous y resterons une dizaine de jours le temps de goûter au canard laqué, de s'imprégner de la culture grâce à la cité interdite et de faire nos visas mongols.

Vendredi 12 Janvier :

Il est temps pour nous aujourd'hui de déambuler dans le marché principal de Beijing.

Heureusement que notre adresse était précise car sans indication aux alentours, nous aurions eu du mal à trouver, surtout un marché d'intérieur ; vous me direz, à -5°C, il vaut peut-être mieux.

Que dire à part que des longues tiges vertes attirent notre attention ; ce sont en fait des fleurs de poireaux qui possèdent un puissant goût d'ail et qui se cuisinent comme des haricots verts.

Il est midi et nos bouches salivent rien qu'en pensant au délice que nous avons prévu : le canard laqué pékinois.

Un restaurant nous a été recommandé, il s'agit du Liqun Roast Duck situé en plein chantier d'une nouvelle ligne de métro, au coeur d'un vieux quartier, où l'on surnome les cuisiniers les virtuoses du canard!

Ici, pas de carte seulement un menu unique, au moins le choix est vite fait.

Cinq minutes après avoir commandés, un cuisinier nous amène la bête brillante comme un bonbon et la découpe à la volée devant nous à la l'aide d'une feuille.

Il dépose alors sur une grande assiette de fines tranches fondantes comme du beurre avec une saveur inqualifiable ainsi qu'un assortiment de sauces et de légumes en tout genre.

Maintenant, il ne reste plus qu'à connaître le secret malheureusement trop bien gardé.

Dimanche 14 Janvier :

Désespérément, nous cherchons depuis un mois à rencontrer un chef de cuisine chinois sachant évidemment parler la langue de Shakespeare afin d'obtenir des informations culinaires sur les différents produits et techniques de ce pays, et ce n'est pas faute d'avoir essayer; Canton, Shanghaï, Chengdu y sont déjà passé et maintenant Pékin et toujours la même histoire, impossible de se faire comprendre.

On recense le plus souvent les chefs chinois dans les restaurants de rues et non dans les hôtels internationaux.

Dommage, on se rabattra sur des livres de cuisine et sur l'aide précieuse des chefs Francais.

A suivre ...

Par La route des saveurs - Publié dans : laroutedessaveurs
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Et bientot...


RDS2

20000 km de plus en Amérique Latine et du Sud...

Départ : avril 2008.
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